• Cristobal Balenciaga, le théâtre de l'intemporel

    Où le temps ne passe plus.

    catalogue de l'exposition

    catalogue de l'exposition

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    English version available here

    Du 13 avril au 7 octobre 2012, vous pouvez aller admirer la maîtrise d'une histoire du costume par un de ceux qui ont fait la mode au XXème siècle, aux Docks, cité de la mode et du design à Paris. Cristobal Balenciaga collectionneur de modes présente un mélange d'archives, de costumes de provenance et d'époques variées, ainsi que les créations originales de la maison Balenciaga, dans le cadre du Musée Galliéra hors les murs.

    vue de l'exposition

    source madame.lefigaro.fr

    Présentées à la façon des réserves secrètes d'un musée, les pièces retrouvent la vie que Cristobal Balenciaga leur a donné dans un souci d'épure et de simplicité. Un pan de la salle se pare de noir quand l'autre donne naissance à des explosions de couleurs, de fleurs et de sequins. L'exposition se veut dès lors un dialogue entre positif et négatif, entre le présent et le passé, entre l'actuel et l'intemporel et le spectateur se retrouve bercé par une gamme de gris réconfortante.

     C'est qu'ici, tout comme le gris mêle blanc et noir, les repères sont brouillés, tout se confond pour mieux renaître, sans qu'il n'y ait confusion, sans que l'on ne se sente jamais perdu. Le fil conducteur qu'est l'Histoire nous conduit vêtement après vêtement, pièce de tissu après pièce de tissu, accessoire après accessoire, dans une tension permanente.

     Même les reflets se font mystérieux tant l'aluminium brossé les fait flous, vagues, comme dilués dans le temps de l'Histoire. On ne sait plus tellement de quand date quoi, qui a inspiré qui, ni d'où viennent ces merveilles tant le maître a su marier les formes, les couleurs et les motifs.

     

    robe Balenciaga

    source madame.lefigaro.fr

     Le temps s'efface, le Paris du XIXème s'allie au costume populaire espagnol de l'époque moderne, l'Eglise se prête au jeu de la mode et les femmes se voient vêtues de gilets traditionnels de toreros. Balenciaga reprend des motifs floraux du XVIIIème pour en faire des parures garnies de cabochons de verre et détourne des tenues de deuil pour faire briller les soirées parisiennes des années 50.

    vue de l'exposition

    source la-mode-a-petit-prix.blogspot.fr

     Si Cristobal Balenciaga a fermé sa maison en 1968, ne se reconnaissant plus dans son temps, la contemplation de ses créations nous rappelle l'éphémère et la fragilité des époques dans un contraste saisissant. Là où il a su mettre au coeur de ses réalisations le principe même de l'intemporel qui se nourrit du passé pour regarder vers le futur, il nous rappelle finalement que jamais le présent n'est palpable, que rien ne sert de courir après le temps, toujours il nous fuit, toujours il nous échappe.

     

     

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