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Liane et Delphine


Messing with authorityEn apparence, il semble que Liane Lang se photographie elle-même (ou bien des modèles) au milieu de copies en plâtres de statues classiques de la collection de la Royal Academy of Arts de Londres.
A première vue, elle immortalise une performance.
En fait, il s’agit de mannequins ou de membres en latex ou en silicone, transformant ce que l’on prenait pour capture du vivant en nature morte.







©Liane Lang
Messing with authority, 2006
The Casts
Tous droits réservés




Mes parents dans le grand salonSi on leur adresse un regard distrait, les personnages de Delphine Balley semblent rejouer la pose figée et raide des portraits familiaux des débuts de la photographie.
Et puis en s’approchant un peu plus, en ouvrant l’œil, on découvre un décalage, comme une légère ivresse, qui nous entraîne vers une autre réalité, qui nous mène vers un ordinaire
extraordinaire. 








©Delphine Balley
Mes parents dans le grand salon, 2005
L'album de Famille
Tous droits réservés



Ces deux photographes inventent de nouveaux codes, brouillent nos repères et nous font pénétrer un univers élargi qui, s’il peut prendre l’apparence d’un piège qui pourrait nous perdre, se révèle en fait être une porte vers un ailleurs fantastique où les frontières ne sont plus les mêmes qu’à l’habitude.
Si Liane Lang trompe notre perception, pointe le pouvoir de la photographie comme au-delà de la dichotomie vivant/non vivant, Delphine Balley fait s’affronter fiction/non-fiction en nous racontant des histoires qui nous entrouvrent les portes d’un imaginaire à l’atmosphère fantastique.

L'assassinat/The velvet swimmer

                 ©Delphine Balley                           ©Liane Lang
                    L'assassinat, 2007                         The velvet swimmer, 2006
                    L'album de famille                         The Casts
                    Tous droits réservés                       Tous droits réservés


Si elles font naître une confusion révélatrice de nos limites et que dans le même temps elles arrivent à ouvrir une brèche dans le champ des possibles de la vie courante, c’est que leurs clichés ne disent jamais rien de la vérité, si ce n’est celle de la mise en scène.

 

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